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Reprise des fouilles archéologiques du sanctuaire thrace Beglik Tash

dimanche, 15 septembre 2024, 07:30

Reprise des fouilles archéologiques du sanctuaire thrace Beglik Tash

PHOTO : museumprimorsko.bg

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Primorsko est une des stations balnéaires préférées des Bulgares au bord de la mer Noire, proche de la rivière Ropotamo où l'on peut faire des promenades en barque. Le sanctuaire thrace Beglik Tash se trouve à 5 km de Primorsko et ce n’est qu’un des sites locaux qui valent le détour. On trouve aussi dans cette région des dolmens bien préservés liés aux coutumes funéraires des Thraces. Les tombeaux datent du IXe-VIIIe siècle av. J.-C. et les mégalithes de Beglik Tash sont plus vieux d’au moins 6 siècles, remontant à l’âge de bronze.

La rivière Ropotamo

PHOTO : museumprimorsko.bg

« L’important est que tout cela témoigne d’une grande concentration de la vie sur nos terres à l’époque où des dolmens ont été érigés », dit Daniel Pantov, directeur du Musée d’Histoire de Primorsko, annonçant en outre qu’à l’automne débuteront des fouilles archéologiques d’envergure dans la région.

PHOTO : museumprimorsko.bg

« L’an dernier nous avons fait des calculs intéressants de la disposition des mégalithes. Ils indiquent que cet endroit était utilisé comme observatoire », dit Daniel Pantov, ajoutant :

PHOTO : Facebook /Бегликташ

Malheureusement nous n savons trop peu sur ce sanctuaire thrace. Des fouilles ont été faites au début du XXIe siècle, mais très superficiellement. Il faut déterminer les strates culturelles et voir quand il a commencé à fonctionner. Si nous entamons des fouilles systématiques, nous étudierons des secteurs avec des édifices cultuels.

La basilique Sainte Parascève

PHOTO : museumprimorsko.bg

Le Musée d’Histoire de Primorsko, le dolmen Zmeyova kachta (Maison du Dragon), la baie Maslen nos, les vestiges de la basilique « Sainte Parascève » sont certains des endroits intéressants à visiter pour les adeptes du tourisme culturel. Le musée de Primorsko, par exemple, montre les seuls fragments en céramique découverts entre les fissures des pierres à Beglik Tash.

Maslen nos

PHOTO : museumprimorsko.bg

A Beglik Tash on peut toucher un autel de sacrifices, voir l’empreinte des pas de la Déesse-mère, s’asseoir sur le trône des chamanes et regarder à travers une brèche dans la pierre qui permet de mieux distinguer les objets célestes. On ne peut que se demander quelle est la force qui a disposé les pierres ainsi ? Certaines questions n’ont pas de réponses, mais on est quand même aidé par les récits des guides en bulgare, français, anglais, russe et en d’autres langues. Quelle impression cela fait-il d’être à Beglik Tash tous les étés, avons-nous demandé à la jeune guide Eléna Pavlova :

PHOTO : Facebook /Бегликташ

C’était un lieu spécial où les gens venaient certains jours bien définis pour prier leurs divinités. Des expériences modernes ont démontré que le champ magnétique ici est plus élevé que la normale, on dit même que les hélicoptères et les avions de la base militaire proche évitent de survoler Beglik Tash, parce que leurs radars s’affolent. Il y a diverses histoires sur cet endroit. Par exemple des jeunes femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant viennent ici et se placent pieds nus sur l’empreinte de pas de la Déesse-mère. Après plusieurs visites répétant ce rituel elles reviennent un jour un enfant dans les bras.

PHOTO : Facebook /Бегликташ

Photos: museumprimorsko.bg, Facebook /Beglik Tash
Version française : Christo Popov

Chargé de publication : БНР екип