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La Bulgarie participe à la Biennale mondiale des métiers d'art "Homo Faber" à Venise
mercredi 25 septembre 2024 10:00
mercredi, 25 septembre 2024, 10:00
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
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La culture et les traditions bulgares sont une partie de plus en plus intégrante de la culture mondiale au XXIe siècle. Le plus grand forum de l’artisanat d’art – la Biennale "Homo Faber" s’intéresse à nouveau à l’identité bulgare. L’organisateur est la fondation suisse "Michel-Ange" et la biennale se tient jusqu’au 30 septembre sur l’île magnifique San Giorgio Maggiore de Venise où environ 70 pays présentent leurs œuvres artisanales et artistiques dans 10 salles d’exposition sur le thème "The Journey of Life" (Le voyage de la vie).
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
"La fondation s’intéresse pas tellement à des auteurs qui ont remporté des succès, mais à des auteurs qui sont les ambassadeurs de la culture bulgare", dit Rossina Pentchéva, présidente pour la Bulgarie à "Homo Faber".
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
Les trois Bulgares qui participent cette année à la biennale sont le bijoutier Dimitar Stankov qui travaille en Belgique, l’auteur de masques de koukéri (danseurs traditionnels qui chassent les mauvais esprits) Ludmil Yordanov et l’étudiante en design d’intérieur Yana Tsenov, qui est un des guides des expositions sélectionnés par concours ayant pour tâche de raconter aux visiteurs l’histoire des œuvres et de leurs auteurs.
Dimitar Stankov est un des rares artisans que la fondation choisit de présenter pour la deuxième fois afin de suivre leur évolution artistique.
Dimitar Stankov
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
Mon œuvre pour cette biennale est inspirée de la tradition japonaise de boire du saké et l’histoire de ce rituel en le combinant à la tradition bulgare. Il y a une différence entre les joailliers d’Europe occidentale et ceux de Bulgarie. Ceux d’Europe occidentale sont bien plus spécialisés. Certains ne font que sertir les pierres, d’autres ne s’occupent que du polissage, alors que les joailliers bulgares ont une formation plus complète et dans la plupart des cas un seul joaillier confectionne le bijou du début à la fin. J’ai la chance de pouvoir transmettre la tradition bulgare et d’être plus connu d’un point de vue technique.
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
Outre la tasse rituelle de saké de Dimitar Stankov à la salle "Fêtes", on peut voir les deux masques de koukéri de Ludmil Yordanov au département "Rêves". Qu’est-ce qui les différencie et en quoi sont-ils faits ?
Ludmil Yordanov
PHOTO : Homo Faber/Rossina Pentchéva
L’un est un masque-souvenir et l’autre est un masque rituel qui a participé à la fête traditionnelle Sourva cette année, et aussi à plein de festivals, le plus récemment en Corée du Sud où, avec mon groupe de sourvakari, nous avons représenté la Bulgarie. Les masques sont entièrement confectionnés avec des matériaux naturels : bois, peau de mouton et cornes d’animaux non menacés de disparition. J’ai grandi dans une famille d’artisans qui respectaient les traditions bulgares. Ma famille participe depuis plus d’un demi-siècle à la fête Sourva, confectionne des masques de sourvakari et prend part à des festivals en Bulgarie et à l’étranger.
Crédits photos: Homo Faber/Rossina Pentchéva
Édition : Dessislava Chapkarova, sur des interviews de Bojidar Yanev de RNB-Radio Sofia
Version française : Christo Popov
Chargé de publication : БНР екип