mardi 8 avril 2025 06:27
mardi, 8 avril 2025, 06:27
PHOTO : Annie Pétrova
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"Le chemin de la prospérité économique des Roms passe par la légitimité culturelle". Tel est l'avis d'Ognyan Issaev, directeur du programme "Éducation et Performances" auprès de la Fondation "Trust pour une alternative sociale", qui s'est exprimé à l'occasion de la Journée internationale des Roms marquée ce 8 avril, le but étant de célébrer la culture rom et de sensibiliser les populations aux problèmes rencontrés par le peuple rom. A ses dires, le grand débat sur la place des enfants roms et des professionnels roms sur le marché du travail, mais aussi dans la politique et la culture bulgares, n'a toujours pas eu lieu en Bulgarie.
Selon Ognyan Issaev, quand on parle des Roms, on place l'accent sur leur emploi et leur condition économique. "Au-delà de ses priorités qui préoccupent les hommes et les femmes d’État, il existe des personnes qui vivent avec leurs propres valeurs et culture, mais malheureusement avec le temps, ces sujets ont été évincés de l'ordre du jour de l’État".
Ces 15 dernières années, le message véhiculé est que les Roms ont un immense potentiel économique inexploité et qu'il faut investir dans la communauté rom, pour que les enfants issus de cette communauté bénéficient de chances égales de réussite.
A l'heure actuelle, les Roms sont embauchés dans des secteurs qui ne demandent pas une main d’œuvre qualifiée. 5% à 10% d'entre eux sont au chômage. Quant à ceux entre 40 et 50 ans, ils travaillent, mais dans les pays de l'Europe occidentale où leur niveau de vie est sensiblement amélioré, a ajouté Ognyan Issev.