lundi 19 janvier 2026 20:58
lundi, 19 janvier 2026, 20:58
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Dans une adresse à la nation le chef de l’État Roumen Radev a annoncé que c’était la dernière fois qu’il s’exprimait en tant que président de Bulgarie. Il a remercié de la confiance qui lui avait été accordée à deux reprises, quand il avait été élu président, en soulignant quand-même que les circonstances demandent un "nouveau contrat social".
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Au début de son allocution de 10 minutes, Radev a demandé pardon au peuple bulgare en indiquant qu’il avait commis des erreurs lors de son mandat de 9 ans.
"Je suis conscient de ce que je n’ai pas pu faire mais ma conviction que nous y parviendrons est un des motifs principaux qui m’ont poussé à prendre cette décision… Au cours de ces 9 années, a été menée à bien l’intégration européenne pour laquelle tous les gouvernements, réguliers comme intérimaires, ont travaillé d’arrache-pied. Nous voilà membre de l’espace Schengen et de la zone euro, un horizon visé par notre société depuis la fin des année 90. La question qui se pose ici est de savoir pourquoi une fois atteints, ces objectifs n’ont pas apporté la stabilité et la satisfaction ? Pourquoi les Bulgares boudent-ils les urnes ? Pourquoi ils se méfient des médias et ne comptent pas sur la justice ?", a demandé Radev. Il a rappelé que les citoyens avaient investi les rues à deux reprises en raison du modèle de gouvernance corrompu revêtant la forme d’une oligarchie hors des institutions.
D’après Radev, les politiques avaient mis en cause la vie paisible des Bulgares dans le contexte d’une guerre proche de nous, alors que le gouvernement de la "non-coalition" (GERB, MDL et Poursuivons le changement – Bulgarie démocratique) avait effacé la différence entre les corrompus et les combattants contre la corruption.
Le gouvernement intérimaire ne peut plus garantir un scrutin honnête et la rupture définitive avec le peuple s’est produite quand ses élus lui avaient renoncé le droit de choisir en ne pas convoquant un référendum sur l’adoption de l’euro, estime Radev.
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On a besoin d’un nouveau contrat social car 2/3 des Bulgares ne veulent plus voter aux élections, a déclaré Roumen Radev dans son dernier discours en tant que président en promettant de défendre les institutions et les jeunes Bulgares qui lors des manifestations de l’automne 2025, ont déclaré qu’ils ne souhaitent plus quitter la Bulgarie.
"L’unité dans les rues montrent la voie en avant", a-t-il déclaré en précisant qu’il déposera sa démission à la Cour constitutionnel le 20 janvier. Il a laissé entendre sans équivoque son intention de se présenter aux législatives anticipées prévues au printemps.
La vice-présidente Ilyana Yotova sera une présidente digne, a encore déclaré Radev en ajoutant : "Une bataille pour l’avenir de notre patrie nous attend. Je suis convaincu que nous la mènerons ensemble avec vous tous : les dignes, les inspirés et les intransigeants. Nous sommes prêts, nous sommes capables et nous saurons le faire !".
Version française : Maria Stoéva
Chargé de publication : Maria Stoéva