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Sara Alfayez : "La Bulgarie m’a donné des ailes pour faire de la recherche"
mercredi 25 février 2026 13:46
mercredi, 25 février 2026, 13:46
PHOTO : archives personnelles
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Agée de 25 ans, Sara Alfayez a choisi la Bulgarie pour poursuivre son parcours académique en intégrant un des établissements les plus prestigieux du pays, l’Université de Sofia "Saint Clément d’Ohrid". Ici, elle fait un master en génétique et génomique, centré sur la génétique oncologique, les anomalies chromosomiques et la médecine moléculaire et reproductive. Sa décision n’est pas le fruit du hasard, motivée par les opportunités que la Bulgarie offre, еlle s’inscrit dans la tradition familiale.
Après avoir obtenu une licence en génie génétique et biotechnologies à l’Université de Jordanie, Sara souhaitait poursuivre ses études en Europe. Comme la Bulgarie était le pays où son père a lui aussi étudié et soutenu sa thèse de doctorat, elle est apparue alors comme un choix naturel.
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"J’ai été très inspirée par mon père qui a toujours évoqué la Bulgarie en tant que centre éducatif important. Ma décision de venir à Sofia était ma façon de suivre sa voie. Ici, j’ai trouvé des opportunités de développement dans le domaine de la génétique oncologique, les anomalies chromosomiques et la médecine reproductive. L’environnement international s’est avéré très enrichissant : mes camarades de classe viennent de différents pays mais les cours sont donnés en anglais. La coopération et le soutien scientifique font partie de notre vie académique. Je dois encore soutenir ma thèse et j’attends ce moment avec assurance et émotion. Lors de mes études, j’ai eu l’opportunité de travailler avec des laboratoires pleins de docteurs et de collègues incroyables qui m’ont soutenue."
Sara met en avant la liberté quant à son travail de recherche et ses activités pratiques que lui apporte le master en Bulgarie.
PHOTO : archives personnelles
"Ma licence était très exigeante, avec beaucoup d’examens et de travaux pratiques en laboratoire. En Bulgarie, la formation est d’un tout autre calibre. Elle est plus centrée sur la recherche. Nous avons plus d’exercices pratiques et d’heures passées en laboratoire, moins de théorie et davantage de possibilités de travailler de manière individuelle. Cela m’a aidé à grandir professionnellement et acquérir de l’assurance en tant que jeune chercheuse".
En plus de ses études, Sara travaille à deux endroits : dans une clinique pédiatrique et dans un laboratoire d’anatomopathologie. Elle participe également à des forums scientifiques. C’est précisément l’environnement pratique qu’elle considère comme l’un des atouts les plus précieux de sa formation en Bulgarie.
L’environnement international à l’Université l’aide à devenir plus autonome et s’adapter mieux.
"La vie en Bulgarie m’a permis de nouer des amitiés avec des personnes venues de Bulgarie, d’Europe et du monde arabe, ce qui m’a donné le sentiment de ne pas être seule ici. Chaque jour, j’apprends davantage sur la culture et les traditions bulgares. Mon père qui connaît la Bulgarie m’a beaucoup aidée à m’adapter. Tout d’abord, il m’a accompagnée à Sofia mais ensuite, il a dit que je devais devenir autonome et il est retourné en Jordanie."
En arrivant en Bulgarie, Sara n’a pas vécu de choc culturel, probablement en raison des amitiés de son père dans ce pays, car elle connaissait déjà la réalité bulgare. A ses dires, la culture bulgare est très intéressante et il faut s’y immerger par soi-même. Pourtant, il y a des choses qui l’ont quand-même impressionnée.
"Les anniversaires par exemple. En Jordanie, on les célèbre de différente façon, alors qu’ici vous rassemblez beaucoup d’amis. En ce qui concerne la gastronomie, je trouve des choses communes, comme par exemple la moussaka d’aubergines."
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D’après Sara, la formation en médecine en Bulgarie jouit d’un grand prestige dans son pays d’origine, où exercent de nombreux médecins diplômés des universités bulgares. La jeune chercheuse envisage de poursuivre son parcours avec un doctorat en Allemagne, tout en soulignant que son expérience en Bulgarie constitue une étape clé pour elle.
"Je regarde vers l’avenir avec enthousiasme. Je voudrais continuer à apprendre, à évoluer et à contribuer à la communauté scientifique. À mes pairs, je dirais ce que j’ai appris de ma mère : la discipline est à la base du succès."
L’histoire de Sara Alfayez nous rassure que la renommée de Bulgarie en tant que pôle d’attraction pour les jeunes venus de différents pays reste intacte, un lieu où la tradition de l’enseignement médical rencontre une nouvelle génération de chercheurs animés par l’ambition de changer le monde.
Edition : Eléna Karkalanova
Propos recueillis par : NinaTsaneva
Version française : Maria Stoeva
Chargé de publication : Maria Stoéva