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Le Premier ministre : Aucune menace militaire imminente ne pèse sur la Bulgarie
Le Conseil de sécurité convoqué en urgence face à l’escalade au Moyen-Orient
samedi 28 février 2026 17:34
samedi, 28 février 2026, 17:34
Premier ministre intérimaire Andrey Gurov
PHOTO : BGNES
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Aucune menace militaire imminente ne vise le territoire de la République de Bulgarie, au regard des informations fournies par les services de sécurité et le ministère de la Défense. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre intérimaire Andrey Gurov à l’issue de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité auprès du Conseil des ministres, qu’il a convoquée ce jour à 13 heures, en raison de "l’escalade dramatique des tensions au Moyen-Orient et des frappes de grande ampleur menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran".
Le chef du gouvernement a assuré que les autorités bulgares suivent la situation en temps réel et a tenu à préciser que la Bulgarie n’est en aucune manière partie au conflit. "Je tiens à déclarer catégoriquement que notre pays ne participe pas et ne fait pas partie de l’opération militaire", a-t-il affirmé. Aucune demande d’utilisation du territoire bulgare à des fins d’opérations militaires n’a été formulée et aucun changement n’est intervenu dans le niveau d’alerte des forces armées, a-t-il ajouté.
S’agissant de la sécurité de la population, le Premier ministre s’est voulu formel : "À ce stade, il n’existe aucun risque pour la vie, la santé ou la tranquillité des citoyens."
Des mesures préventives ont toutefois été adoptées. Les missions diplomatiques bulgares sont en contact permanent avec les communautés nationales à l’étranger. "Nous appelons nos compatriotes en Iran et dans les pays voisins à suivre strictement les instructions du ministère des Affaires étrangères", a encore déclaré Andrey Gurov, précisant qu’une cellule de crise fonctionne désormais 24 heures sur 24 au sein du ministère. Des plans d’évacuation concrets ont été examinés et sont prêts à être activés si la situation l’exige. Les autorités analysent également les conséquences économiques potentielles ainsi que le risque de pression migratoire.
Andrey Gurov, Nadejda Neynski et Atanas Zapryanov – point de presse à l’issue du Conseil de sécurité
PHOTO : BTA
Le ministre de la Défense, Atanas Zapryanov, a lui aussi exclu toute menace, y compris potentielle. "Nous ne pouvons pas constituer une cible militaire pour l’Iran. Dans la mesure où nous ne participons pas à cette opération, nous estimons qu’il n’est pas possible que nous soyons visés", a-t-il déclaré. Selon lui, les services frontaliers ont été placés en vigilance renforcée et l’ensemble des institutions agissent en parfaite coordination.
La ministre des Affaires étrangères, Nadejda Neynski, a indiqué que 11 400 citoyens bulgares se trouvent actuellement dans la zone du conflit et sont susceptibles de faire l’objet d’une évacuation.
"Nous sommes en contact avec tous nos alliés ainsi qu’avec l’ensemble de nos ambassades et représentations diplomatiques. Il est d’une importance cruciale, à ce stade, d’établir le contact avec les ressortissants présents temporairement dans la région ainsi qu’avec les touristes. Le ministère des Affaires étrangères appelle ces personnes à se signaler auprès des représentations bulgares afin de pouvoir être identifiées", a-t-elle déclaré.
"Nous sommes prêts à procéder à l’évacuation des membres des missions diplomatiques et de leurs familles, et nous disposons d’un plan actualisé pour l’évacuation des personnes concernées", a-t-elle conclu à l’issue de la réunion du Conseil de sécurité, qui a duré trois heures.
Édition : Éléna Karkalanova
Version française : Svjetlana Satric