Infos

Actualité

Après le Conseil à la sécurité : Il n’y a pas de menace directe pour la Bulgarie

Après le Conseil à la sécurité : Il n’y a pas de menace directe pour la Bulgarie

Après le Conseil à la sécurité : Il n’y a pas de menace directe pour la Bulgarie

PHOTO : TPB

Taille de la police

"Il n'y a pas de menace directe pour la Bulgarie, mais il existe potentiellement des menaces asymétriques", a déclaré aux journalistes Natalia Kissélova, présidente du groupe parlementaire du "Parti socialiste - Gauche unie" à l'issue de la réunion du Conseil de sécurité après du Conseil des ministres consacrée à la situation au Proche-Orient, en précisant que la notion "signifie que des activités par ailleurs normales sont utilisées pour perturber le fonctionnement de diverses infrastructures civiles ou étatiques, mais en l’occurrence on parle d’une éventualité, et non pas d'une menace réelle et imminente".

Selon Ivaylo Mirtchev, coprésident de "Oui, la Bulgarie" et député du PIC-BD, le gouvernement doit prendre des mesures face à d'éventuelles vagues migratoires. Il a toutefois ajouté qu'à ce jour, rien ne présage une telle pression migratoire à grande échelle. Quant au sujet de la hausse des prix du pétrole, l’État doit également envisager des mesures économiques spécifiques. "Nous devons être prêts à mettre en œuvre de telles mesures, même si nous ignorons combien de temps durera le conflit", a conclu le député.

"Nous avons discuté, nous avons exigé des renseignements. Vous savez qu'il existe de l’information sensible que je ne peux pas divulguer, mais le gouvernement n'est pas honnête à l’égard des citoyens bulgares, il ne l'a pas été non plus avec le Parlement", a commenté Tochko Yordanov, président du groupe parlementaire "Il y a un tel peuple". Il s’est dit préoccupé de la présence d'avions américains à l'aéroport de Sofia, et a fait valoir les risques encourus par la Bulgarie en raison du conflit au Proche-Orient, tout en espérant que l’impact sur notre pays se limitera au domaine économique.

"La Bulgarie n'est pas directement menacée par les actions militaires. Elle n'est pas partie au conflit, elle ne participe pas aux opérations, et nous avons entendu le secrétaire général de l'OTAN confirmer que l’organisation ne participe pas non plus à ces actions militaires", s’est exprimé le Premier ministre par intérim, Andrey Gurov, lors d'un point de presse. "La situation touche à son point critique, et n’importe ce qui va suivre, nous sommes en état de nous défendre et on sait comment le faire", a-t-il déclaré en déconseillant les profiteurs de la panique qui s’en serviraient à des fins de propagande politique.

Pour sa part le ministre de la Défense confirme que l’État-major de l’armée a entrepris des mesures supplémentaires en vue de la défense aérienne du pays. Selon les dires d’Atanas Zapryanov, si le commandement stratégique de l’OTAN considère qu’il est nécessaire d’augmenter les moyens de défense antimissiles et aérienne, les mesures dans ce sens seront prises, et la Bulgarie insistera d’y procéder en urgence.

Édition : Diana Tsankova

Version française : Ivan Batalov