Auteur :
Darina Grigorova
Actualité
lundi 9 mars 2026 13:30
lundi, 9 mars 2026, 13:30
PHOTO : BTA
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Cela fait plus de 20 ans qu’on jette séparément le verre, le papier et le métal, mais arrivons-nous à le faire de la façon la plus rationnelle et économique ? Depuis 2005 nous utilisons des poubelles de tri de déchets, mais le problème du système de dépôts pour ces déchets séparés fait du sur-place. Selon Danita Zaritchina, experte de l’équipe de Zéro déchets de l’association "Pour la Terre" la résolution de ce problème dépend de qui est ministre de l’Environnement et des Eaux et si le sujet des dépôts est parmi ses priorités. Ces derniers temps les ministres de l’Environnement sont fréquemment remplacés et les activités des groupes de travail doivent reprendre à zéro :
Danita Zaritchina
PHOTO : archives personnelles
On annonce que le groupe de travail se réunira à nouveau, note Danita Zaritchina. Notre association écologique "Pour la Terre" en fait partie, mais nous voyons parfois que l’accent est mis sur des intérêts individuels plutôt que sur l’intérêt national. Un projet de loi a été déposé au parlement proposant que l’État gère le système de retour de bouteilles et de canettes consignées, ce qui n’est pas la bonne approche. Il vaudrait mieux que l’État s’occupe de la régulation du, processus et que la gestion soit prise en charge par des sociétés privées comme c’est le cas dans d’autres pays.
La collecte séparée des déchets est effectuée par diverses sociétés, mais le problème est que leurs revenus viennent surtout des taxes vertes payées par les producteurs d’emballages :
PHOTO : zazemiata.org
Ils versent une certaine somme pour chaque emballage aux sociétés qui fournissent les conteneurs de tri de déchets, explique Danita Zaritchina. Ces compagnies ne sont pas suffisamment motivées pour collecter les déchets recyclables et en tirer un bénéfice, parce qu’elles ont une autre source de revenus et cela a un effet direct sur les citoyens. On voit que les conteneurs de tri de déchets sont absents de certains quartiers de grandes villes et dans les petites communes il y a des localités entières sans aucune collecte séparée de déchets.
PHOTO : BTA
Darina Zaritchina estime que ces sociétés font leur travail suffisamment bien, mais le problème est que l’État n’introduit pas le système de paiement par le pollueur pour les déchets jetés. Selon des données d’Eurostat 36,4% des déchets en Bulgarie proviennent de chantiers de construction, 25,3% de l’industrie d’extraction, 10% de la production et 8,5% des ménages, mais il n’y a pas de différenciation dans la taxation :
PHOTO : BTA
Je travaille sur le sujet des déchets depuis plus de 12 ans. Depuis que j’ai commencé à travailler sur ce dossier j’entends dire qu’on introduira une nouvelle taxe sur les déchets et cela ne s’est toujours pas produit. La raison est encore une fois des intérêts particuliers et un manque de motivation de la part des institutions. Si une telle taxe était mise en place, les gens comprendraient qu’ils doivent recycler davantage, qu’ils doivent trier les ordures ménagères biodégradables qui peuvent être compostées et ainsi nous jetterons beaucoup moins de déchets. Mais à présent la taxe sur les ordures ménagères se base sur l’évaluation fiscale du bien immobilier, ce qui n’a rien à voir avec les déchets. Une personne seule dans un grand appartement paie plus qu’une famille de cinq personnes.
Darina Grigorova
Version française : Christo Popov
Chargé de publication : Christo Popov