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Kaléidoscope des Balkans

vendredi, 27 mars 2026, 14:00

Marta Kos

Marta Kos

PHOTO : European Union

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Kos rejette les demandes d’intégration accélérée de Belgrade et Tirana

La commissaire européenne à l’élargissement, Marta Kos, a écarté les demandes formulées par la Serbie et l’Albanie visant une intégration accélérée dans l’espace européen sans adhésion pleine et entière. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, elle a souligné que l’accès à l’espace Schengen ou au marché unique de l’Union européenne, tel que souhaité par le Premier ministre albanais Edi Rama et le président serbe Aleksandar Vučić, suppose des réformes "tout aussi exigeantes que celles requises pour une adhésion à l’Union européenne". Dans une tribune publiée par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, les deux dirigeants ont dénoncé la lenteur du processus d’intégration européenne, qu’ils attribuent à "des réformes internes, des tensions géopolitiques, des contraintes institutionnelles et des préoccupations légitimes des États membres". Selon leurs propositions, la Serbie et l’Albanie souhaiteraient être intégrées au marché unique et à l’espace Schengen sans disposer du droit de veto réservé aux États membres à part entière de l’Union européenne, rapporte l’Agence BTA.

Le président du Parti démocrate slovène, Janez Janša, contestera les élections en Slovénie

PHOTO : rtvslo.si

Slovénie : des négociations ardues pour former une coalition gouvernementale

Le parti de gauche au pouvoir, Mouvement Liberté, a remporté de justesse les élections législatives en Slovénie. L’opposition de droite, Parti démocratique slovène, a demandé un recomptage des voix en raison de l’écart très faible de 7 700 suffrages. Depuis son indépendance de l’ex-Yougoslavie, il s’agit des dixièmes élections législatives slovènes. Pour la première fois depuis 2000, le Premier ministre sortant sort victorieux, rapporte BGNES. La participation électorale, de 69 %, est identique à celle du scrutin précédent. Avec 28,6 % des voix, la gauche obtiendra 29 sièges sur les 90 que compte le parlement. La droite, avec 28,03 % des suffrages, disposera de 28 députés. La formation de la future coalition dépendra des négociations avec les huit autres partis ayant franchi la barre des 4 % pour entrer au parlement, qui ont récolté entre 9 et 5 % des voix.

PHOTO : sinjali.com

Kosovo: vers un troisième scrutin législatif anticipé ?

La Cour constitutionnelle du Kosovo a rejeté mercredi le décret pris le 6 mars par la présidente Vjosa Osmani dissolvant le Parlement issu des élections du 28 décembre 2025.Selon la décision de la Cour, les députés disposent d’environ un mois pour élire un nouveau président de la République du Kosovo, faute de quoi le Parlement sera dissous et de nouvelles élections législatives anticipées devront être organisées dans les 45 jours suivants.Le Kosovo est plongé dans une impasse politique depuis les élections de février 2025. L’absence d’une culture de compromis interpartis menace de créer un cycle quasi permanent de crises institutionnelles, estime Artan Muhaxhiri dans une interview accordée à Radio Evropa e Lirë.

PHOTO : peloponnisosnews.gr

Grèce : le principal syndicat dénonce un salaire minimum à 920 euros

Le principal syndicat national grec représentant les travailleurs du secteur privé, la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), a jugé insuffisante l’augmentation du salaire minimum légal, porté de 880 à 920 euros, rapporte ekathimerini.com. Selon le syndicat, cette revalorisation prévue par le gouvernement grec à partir du 1er avril est loin de compenser la hausse des prix des produits de première nécessité, de l’énergie et du logement.Les études de l’Institut du travail affilié à la GSEE révèlent qu’une grande partie des salariés peine à couvrir ses besoins mensuels essentiels, la Grèce restant parmi les pays de l’UE affichant le plus faible pouvoir d’achat. Pour 2026, le syndicat estime que le salaire minimum brut mensuel nécessaire pour garantir un niveau de vie décent devrait s’élever à 1 052 euros.

PHOTO : national.ro

En Roumanie, la guerre en Iran déclenche une ruée vers le GPL

En Roumanie, les répercussions de la guerre en Iran se font déjà sentir sur le marché de l’énergie et dans les habitudes des automobilistes. Le gouvernement a instauré un régime de crise sur le marché des carburants jusqu’au 30 juin. Les autorités ont plafonné les marges commerciales sur l’ensemble de la chaîne, de la raffinerie à la vente finale, et restreint les exportations de diesel et de pétrole brut. Des sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires sont prévues en cas de non-respect. Dans ce contexte, les automobilistes roumains se tournent massivement vers l’installation de systèmes au gaz (GPL) pour leurs véhicules, afin de réduire leurs dépenses de carburant, après la forte hausse des prix de l’essence et du diesel liée au conflit, rapporte Digi24. Les demandes affluent dans toutes les villes du pays, où des files d’attente se forment devant les ateliers spécialisés. Le coût d’une installation, pose comprise, varie entre 813 et 1 864 euros. Les conducteurs estiment que cet investissement pourrait réduire leurs dépenses de carburant d’environ 50 %.


Édition : Ivo Ivanov

Version française : Svjetlana Satric