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samedi 11 avril 2026 10:15
samedi, 11 avril 2026, 10:15
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Il y a tout au marché de Silistra : des radis frais, des laitues, des oignons verts, des plants, des fleurs… Des gens il y en a aussi mais ils préfèrent regarder et comparer les prix et les marchandises qu’acheter. Les jours de la semaine, c’est aussi un lieu de rencontres, surtout pour les séniors venus causer du coût des denrées et de leur quotidien.
D’après les producteurs, les prix sont effectivement considérablement plus élevés, par endroits même plusieurs fois supérieurs à ceux du printemps dernier. On n’en ignore pas les raisons : les semences sont plus chères, les engrais aussi, de même que les carburants, explique la commerçante Nikolinka Tourlakova, en précisant que si certaines dépenses s’élevaient auparavant à environ 6 leva, désormais ils ont atteint 6 euros.
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Les commerçants sont formels : leurs prix dépendent du coût d’approvisionnement et ils ne sont pas en mesure de vendre à perte. On peut toutefois trouver sur le marché des produits plus abordables, comme des concombres, des salades, des radis et des oignons coûtant moins d’un 1 euro. Cela les rend souvent plus compétitifs par rapport aux grandes surfaces, où les prix sont plus homogènes, même s’il existe des promotions. Néanmoins, d’après le sondage de la correspondante de la Radio nationale bulgare, Nezabravka Kirova, certains clients préfèrent faire leurs courses dans les grandes chaînes, parce qu’ils se sentent plus rassurés en réglant en euros.
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À la veille de la fête, le marché est tout aussi bigarré, mais moins animé que d’habitude, font remarquer les passants. Entre les traditions et leurs moyens, les gens doivent faire leur choix, décider combien et quoi mettre sur la table. Les producteurs et les commerçants espèrent, eux, que Pâques apportera plus d’acheteurs que de pertes.
Edition : Guergana Mantchéva, Eléna Karkalanova
Version française : Maria Stoeva
Chargé de publication : Maria Stoeva