Auteur :
Diana Tsankova
Actualité
"La génération retrouvée"
Un salon où les sciences, l'enseignement et les affaires se tendent la main
samedi 18 avril 2026 10:05
samedi, 18 avril 2026, 10:05
PHOTO : "Fabrique éducative"
Taille de la police
Après quelques années de pause, le salon national de l’éducation et des sciences "La génération retrouvée" retourne en force pour créer un espace où des professionnels renommés transmettent leur expérience alors que les jeunes talents apportent de nouvelles perspectives. Pendant deux jours, la curiosité se transformera en expérience, et la science deviendra de l’art, promettent les organisateurs.
Les 18 et 19 avril, au Palais national de la culture à Sofia, l’éducation, les sciences et le monde des affaires se tendront la main au nom d’un avenir gouverné par le savoir, les technologies et l’esprit humain. Des élèves, des parents, des professeurs et des étudiants, des chercheurs et des entrepreneurs issus de cette "génération retrouvée" participeront à ces échanges d’ampleur.
"La génération retrouvée, ce sont des personnes et des tranches d’âge très différentes", explique Guéorgui Ivanov, organisateur du festival, expérimenté dans le travail avec des établissements d’enseignement supérieur et les initiatives et partenariats éducatifs à l’échelle internationale. "65 groupes scolaires de 43 villes se sont inscrits pour participer au forum. Cela veut dire que tous ces pédagogues consacrent leur temps pour emmener tant d’enfants venus de leurs villes. Pour nous, c’est cela la génération retrouvée car ils donnent plus qu’on leur ne le demande en le faisant de la meilleure façon possible. La génération retrouvée, ce sont également les chercheurs et les organisations qui travaillent chaque jour pour améliorer l’environnement et l’enseignement en Bulgarie. Ce sont également nos 100 bénévoles qui ont une vision, souhaitent s’épanouir et sont prêts à consacrer leur temps à quelque chose de précieux qui a du sens. Nous avons quoi apprendre de toutes ces personnes jeunes comme vieilles. "
PHOTO : "Fabrique éducative"
Dans le cadre du festival, des entreprises et des marques populaires proposeront des solutions technologiques, des représentants d’instituts scientifiques et d’universités mettront l’accent sur les atouts d’une éducation tournée davantage vers la pratique, comme par exemple dans les centres STIM (acronyme de science, technologie, ingénierie et mathématiques), et présenteront les sommets de la robotique. Des espaces interactifs, des conférences et discussions, démonstrations en direct et des expériences en réalité virtuelle ou augmentée capteront également l’attention des visiteurs.
"Ils observeront les sciences en pratique, comment les différents éléments chimiques se mélangent, y compris avec leur propre participation", ajoute Guéorgui Ivanov. "L’observatoire à Rojen présentera des faits sur l’espace et la place qu’occupe la Bulgarie dans les grandes découvertes sur l’univers. Grâce au mapping vidéo nous allons transporter les participants dans une autre dimension, nous les inciteront à rêver. Ils pourront également piloter un avion depuis leur place, participeront à des courses automobiles et plein d’autres activités."
PHOTO : "Fabrique éducative"
Espace, cybersécurité, IA : tout cela sera évoqué avec la participation de jeunes qui accéderont à une réalité en train de devenir une partie intégrante de leur vie.
La littératie numérique sera également abordée par le biais d’une démonstration de deepfake : voir comment, rien qu’avec une courte vidéo, il est possible de manipuler quelqu’un pour lui faire dire ou faire des choses mensongères. À l’aide du théâtre dit "situationnel " (le public y joue un rôle actif), seront évoquées les violences scolaires.
Est-ce que les écoles et les universités bulgares quand-même sont à la hauteur d’un partenariat avec les sciences et le monde des affaires pour préparer les jeunes à vivre dans un monde où ils seront les protagonistes ?
PHOTO : "Fabrique éducative"
"Il s’agit d’un problème très profond", répond
Guéorgui Ivanov. "Le changement de tous les programmes et la mise à jour
de leur contenu de manière adéquate à l’environnement de vie est indispensable.
Cependant, je ne sais pas à quel point les universités bulgares réussissent à
le faire. Certes, il y en a certaines travaillant au titre de programmes d’échange
international qui ne manquent pas de potentiel. C’est donc une bonne chose de
partager les bonnes pratiques pour que l’enseignement s’améliore en son
intégralité. Quant aux écoles, elles ont besoin de travail. Dans le même temps,
on y trouve les gens de cette génération retrouvée qui veulent s’améliorer,
appliquer de nouvelles méthodes, plus proches des enfants, car il s’agit d’une
génération nécessitant une nouvelle approche. En Bulgarie, on observe un
paradoxe, à savoir : d’une part, on produit les plus gros cerveaux, en la
personne des équipes qui se présentent aux Olympiades de sciences naturelles,
IA et technologies informatiques, d’autre part, la part des illettrés fonctionnels
demeure très élevée."
Guéorgui Ivanov s’abstient de donner des pronostics sur l’avenir qui se profile devant la nouvelle génération tout en faisant le vœu qu’on soit préparé dans la mesure du possible, et qu’on y trouve sa place en faisant preuve d’adaptabilité.
Version française : Maria Stoeva
Chargé de publication : Maria Stoeva