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Kaléidoscope des Balkans

vendredi, 8 mai 2026, 13:01

Kaléidoscope des Balkans

PHOTO : AP/BTA

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La crise gouvernementale en Roumanie peut devenir une crise parlementaire

Le Parti social-démocrate de Roumanie a voté avec l’opposition parlementaire pour faire tomber le gouvernement du premier ministre Ilie Bolojan composé de 4 partis. Le leader du PSD Sorin Grindeanu a déclaré qu’il soutenait la formation d’un nouveau gouvernement, mais sans Bolojan à sa tête.

Lors des consultations avec le président roumain Nikusor Dan le PSD a confirmé son opposition aux mesures d’austérité budgétaires qui ont motivé sa décision de soutenir la motion de censure contre le gouvernement de Bolojan. Le président Dan insiste pour une majorité pro-européenne et exclut une coalition avec le parti de droite populiste Alliance pour l’unité des Roumains. Ce dernier, qui a le deuxième groupe au parlement roumain, réclame des élections anticipées.

La Constitution de la Roumanie ne donne pas au président de délai concret pour proposer un premier ministre, ce qui veut dire que le gouvernement Bolojan peut rester en place encore longtemps, indique digi24.ro.

PHOTO : ekathimerini.com

Le parti dirigeant en Grèce "Nouvelle démocratie" propose des amendements à la Constitution du pays

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a présenté un important paquet de réformes constitutionnelles. Les amendements proposés, plus de 30, ont été distribués aux députés du parti dirigeant "Nouvelle démocratie". Ils ont pour but de protéger les journalistes contre des pressions et des intimidations, de réglementer l’intelligence artificielle, de déterminer le statut légal des universités privées et d’introduire une formation scolaire obligatoire jusqu’à la fin des études secondaires. Les enquêtes préliminaires à l’encontre de ministres seront faites par des procureurs spéciaux et non plus par le parlement. La Cour suprême déterminera si les partis politiques remplissent les conditions pour participer à des élections. Le limogeage de fonctionnaires sera facilité. Le président n’aura qu’un seul mandat de six ans.

Les amendements constitutionnels doivent être approuvés à la majorité qualifiée, informe BGNES.

PHOTO : BTA

Le président de la Serbie propose des réformes

Le président de la Serbie Aleksandar Vucic a présenté un plan de réformes dans une tribune sur kurir.rs. Ce plan prévoit une réduction drastique des membres du gouvernement et de l’administration publique, un accroissement de la productivité, un changement du système d’éducation, une solution globale aux problèmes énergétiques, notamment l’utilisation du nucléaire, une excellence des savoirs dans le domaine de la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies modernes. "La Serbie a besoin de réformes décisives qui peuvent être mises en place par des gens sérieux, responsables et expérimentés et pas par des folies révolutionnaires", écrit Vucic.

PHOTO : odatv.com

Ekrem Imamoglu : En excluant la Turquie, l’UE affaiblit sa sécurité

Une grande partie des tensions entre la Turquie et l’UE est due aux conséquences extérieures du déclin de la démocratie à l’intérieur du pays, mais cela ne signifie pas pour autant que la Turquie doit attendre devant les portes de l’UE, écrit depuis la prison de Silivri à "Politico" le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu du Parti républicain du peuple en opposition.

"En tant que membre fondateur du Conseil de l’Europe la Turquie fait partie de la démocratie européenne. Par sa place dans l’OTAN elle est un élément important de l’architecture de sécurité et de défense collective de l’Europe. De la mer Noire aux réseaux énergétiques critiques, de la migration à la production industrielle, la durabilité à long terme de l’UE ne peut pas être consolidée en excluant la Turquie. Voilà pourquoi traiter la Turquie de la même façon que la Russie et la Chine est en contradiction avec les réalités géopolitiques et les intérêts stratégiques de l’UE", prévient Imamoglu.

PHOTO : AFP

Zagreb propose désormais des déplacements à bord de robotaxis

La capitale croate Zagreb est devenue la première ville européenne avec un service de robotaxis, informe BTA, citant la compagnie croate Verne. En partenariat avec Uber et la compagnie chinoise Pony.ai, Verne gère depuis le 8 avril 10 voitures automatisées pour 300 clients à Zagreb. De tels services existent déjà en Chine et aux États-Unis, mais plusieurs compagnies sont toujours en compétition pour introduire des taxis autonomes en Europe.

Pour l’instant le service propose un opérateur humain qui voyage à bord du robotaxi au cas où une intervention serait nécessaire. 90% des voyageurs des robotaxis leur donnent quatre ou cinq étoiles et il n’y a eu aucun accident avec plusieurs dizaines de milliers de kilomètres parcourus.

Bien que ce service ait été annoncé pour la première fois début avril, on voit rarement des robotaxis dans les rues de la capitale de la Croatie. Pour l’instant ils circulent surtout en centre-ville et dans la zone de l’aéroport.

 

Édition : Ivo Ivanov

Version française : Christo Popov

Chargé de publication : Christo Popov