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Galab Donev : La nouvelle dette est inévitable. Il faudra boire la coupe amère.

Galab Donev : La nouvelle dette est inévitable. Il faudra boire la coupe amère.

PHOTO : BTA

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"La nouvelle dette est inévitable. Le gouvernement a décidé aujourd’hui de la plafonner à 3,8 milliards d’euros." C’est ce qu’a déclaré le vice-premier ministre et ministre des Finances Galab Donev lors d’un point presse qui s’est tenu au Conseil des ministres.

Selon le ministre, sans recours à l’endettement public, le gouvernement fera face dès le mois de juillet à des difficultés pour verser les pensions de retraite, les salaires et les aides sociales. Il a ajouté qu’il était nécessaire que l’Assemblée nationale vote cette proposition avant le 20 juin.

"Quelle est la réalité financière à l’heure actuelle ? Un déficit de 7,4 %, si aucune politique en vigueur n’est modifiée et si aucune mesure de consolidation des dépenses publiques n’est prise. Il s’agit de plus de 1,5 milliard d’euros. À cela s’ajoutent 2,2 milliards d’euros de dépenses impayées, des charges qui ont été dissimulées dans les tiroirs", a déclaré Galab Donev. 

Quant à la procédure de déficit excessif que la Commission européenne doit engager à l’encontre de la Bulgarie, le vice-premier ministre estime qu’il s’agit d’un "scénario annoncé". "Je suppose que la Commission européenne placera la Bulgarie sous surveillance, mais nous n’attendrons pas ses instructions ni les mesures strictes qu’elle pourrait nous imposer. Nous maintiendrons les dépenses publiques dans des limites acceptables", a-t-il souligné.

En conclusion, Galab Donev a indiqué qu’il serait possible de ramener le déficit à 3 %, si la société est prête à accepter les mesures nécessaires, en premier lieu le gel des revenus. Il a averti : "Des mesures impopulaires nous attendent ; il nous faudra encore boire la coupe amère."

 

Edition : Diana Tsankova

Version française : Maria Stoeva

 

Chargé de publication : Maria Stoeva