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Bruxelles : Le "Grand khoro" a donné le coup d’envoi à l’été

jeudi, 25 juin 2026, 13:15

Bruxelles : Le "Grand khoro" a donné le coup d’envoi à l’été

PHOTO : Daniéla Goléminova

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La 38e édition du "Grand khoro" s’est invité à Bruxelles. Des dizaines de Bulgares et beaucoup d’étrangers établis dans la capitale belge amoureux des danses traditionnelles bulgares ont pris part à cet événement qui se tient régulièrement depuis plus de 15 ans. Afin d’y participer, de nombreux Bulgares sont arrivés à Bruxelles depuis la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Lacanicule desamedidernier napas fait renoncer les gens à leur désir d’apprendre de nouveaux pas. Pendant plus de 3 heures, dans une salle comble, ils ont dansé des khoros de différentes régions ethnographiques de la Bulgarie. La surprise de la soirée a été un flash mob sur une danse thrace.

"On a le sentiment d’être soudé. En dépit des 33 degrés dehors, l’ambiance est très bonne. Nous avons de la nourriture, de l’eau, du vin… Nous dansons des khoros de différentes régions. C’est un événement très anticipé", aindiqué Anéta Todorova.

PHOTO : Daniéla Goléminova

"Je suis vraiment ravie d'être venue avec mes enfants. Je veux qu'ils s'imprègnent de la culture bulgare. A mon avis, les danses et la musique traditionnelles sont le meilleur moyen pour eux de renouer avec leurs racines et d'être fiers de leur histoire", a confié une autre Bulgare.

"Nous nous réunissons deux fois par an. Des groupes de danses folkloriques viennent de Paris, d'Eindhoven, d'Allemagne... ils viennent de partout ! Nous nous rassemblons pour danser ensemble avant que chacun ne parte en vacances. C'est tellement amusant, c'est un vrai plaisir de tous se retrouver et de danser. Une personne qui danse est une personne heureuse !", a affirmé une des participantes à cette initiative.

"C'est un sentiment très profond, c’est extrêmement émouvant et ressourçant, car ce sont ces danses traditionnelles bulgares qui nous manquent quand nous vivons à l'étranger. Se replonger dans cette ambiance, dans cette atmosphère, entourée des siens... C'est un merveilleux début d'été et de vacances", partage une des Bulgares vivant à l’étranger.

 

Cette fois encore, l'événement a été organisé par Maria Tsvetkova, traductrice auprès des institutions européennes, qui, depuis de nombreuses années dirige le club de danses traditionnelles bulgares Khoro à Bruxelles.

PHOTO : Daniéla Goléminova

Les invités d'honneur étaient les jeunes danseurs du premier groupe d'enfants de danses folkoriques bulgares de Waregem, en Flandre, dirigé par Guergana Kitantcheva.

"Notre groupe est composé de 15 à 16 enfants âgés de 5 à 12 ans. Ce "Grand khoro d'été" est notre toute première prestation publique, et les enfants sont extrêmement enthousiastes. Ils répètent tous les samedis depuis le 4 avril. Nous apprenons des chansons, des comptines et des danses folkloriques de chaque région ethnographique de Bulgarie. C'est aussi une façon d'apprendre la géographie. Ma première tâche en tant que directrice a été de leur faire aimer le folklore bulgare, puis de leur donner envie de le perpétuer. Les enfants ne vont en Bulgarie qu'une ou deux fois par an, ce qui n'est pas suffisant pourparfaire leur pratique de la langue. Ils n'ont pas forcément conscience de leur identité bulgare, car une grande partie d'entre eux est née en Belgique. Je dois féliciter les parents qui les encouragent à participer à ce type d'événements, d'autant que tous parlent bulgare. Certains lisent et écrivent en bulgare sans fréquenter d'école bulgare, ce qui est bien sûr unesource de fierté pour leurs parents", indique Guergana Kitantcheva.

PHOTO : Daniéla Goléminova

Les participants à l'événement ont également eu l'occasion d’échanger des livres en langue bulgare sous le mot d’ordre "Lis et passe au suivant". Sibila Stoyanova, danseuse du club "Khoro à Bruxelles", était responsable du stand de livres.

"Cette initiative existe depuis longtemps. Elle a été créée par Maria Tsvetkova et je m'y associe aujourd'hui avec l'envie de la développer", explique Sibila Stoyanova. "Ils s’agit pour chacun d’apporter un ouvrage qu'il a lu et dont il n'a plus besoin , pour le transmettre à d'autres lecteurs. Notre objectif est de promouvoir la lecture de livres en bulgare et de créer une sorte de bibliothèque mobile. L'intérêt est bien réel : de nombreux livres ont déjà été distribués. Pour rendre l'expérience plus ludique, je choisis parfois des livres "à l'aveugle" pour certains lecteurs. Nous avons aussi des livres pour enfants... J'espère qu'une fois ces livres lus, ce sera l'occasion d'échanger et de partager nos impressions. Une initiative est réussie lorsqu'on parvient à susciter l'intérêt et à entraîner les autres avec soi", conclut Sibila Stoyanova.

Version française : Maria Stoeva