vendredi 26 juin 2026 13:10
vendredi, 26 juin 2026, 13:10
Nicușor Dan
PHOTO : digi24.ro
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Roumanie : quatre partis en quête d’un accord pour gouverner
Le président roumain, Nicușor Dan, a exhorté les principales forces politiques à parvenir dans les plus brefs délais à un accord sur la formation d’un nouveau gouvernement, alors que les négociations entre les quatre partis pro-européens se sont enlisées, rapporte la chaîne Digi24. Les discussions réunissent le Parti social-démocrate (PSD), le Parti national libéral (PNL), l’Union Sauvez la Roumanie (USR) et l’Union démocratique des Hongrois de Roumanie (UDMR), sans qu’aucun accord n’ait, à ce stade, permis de dégager une majorité parlementaire. La Roumanie traverse une crise politique depuis le début du mois de mai, lorsque le gouvernement d’Ilie Bolojan a été renversé à la suite d’une motion de censure. Lundi, le candidat au poste de Premier ministre, Adrian Veștea, n’est pas non plus parvenu à obtenir le soutien nécessaire au Parlement, rendant indispensable une nouvelle série de consultations. Pour le chef de l’État, la mise en place rapide d’un exécutif est essentielle. D’ici au 31 août, Bucarest doit en effet honorer plusieurs engagements liés au financement accordé dans le cadre du Plan national de relance et de résilience. Nicușor Dan a indiqué attendre des partis un accord sur une majorité parlementaire en mesure de soutenir un gouvernement minoritaire.
PHOTO : knews.kathimerini.com.cy
Chypre mise sur des batteries pour réduire les pertes d’énergie verte
Chypre a lancé le déploiement de ses premières installations centralisées de stockage d’électricité, afin de mieux valoriser l’énergie issue des sources renouvelables, a rapporté la correspondante de RNB sur l’île, Branislava Bobanac. Des contrats portant sur la fourniture et l’installation de trois systèmes de batteries, d’une capacité totale de 120 mégawatts, ont été signés cette semaine. Ces infrastructures seront implantées à Nicosie, Larnaca et Paphos et devraient entrer en service d’ici l’été 2027. Elles permettront de stocker l’énergie solaire actuellement perdue faute de capacités suffisantes du réseau.Au cours des cinq premiers mois de l’année, Chypre a ainsi perdu plus de 160 000 MWh d’électricité verte. Le projet, d’un montant de 50 millions d’euros, s’inscrit dans une stratégie plus large. D’autres dispositifs de stockage sont en préparation, pour une capacité cumulée supérieure à 1 080 mégawatts, portés à la fois par l’entreprise publique d’électricité et par des investisseurs privés.
PHOTO : novilist.hr
Face à la pénurie de main-d’œuvre, la Croatie se tourne vers l’Ouzbékistan
La pénurie persistante de main-d’œuvre dans le secteur du bâtiment conduit la Croatie à renforcer sa coopération avec l’Ouzbékistan. L’Association croate des employeurs et la Confédération des employeurs d’Ouzbékistan ont signé un mémorandum prévoyant le recrutement à long terme de travailleurs ouzbeks dans le secteur de la construction, a rapporté l’agence BTA. L’accord prévoit que les candidats suivent une formation pratique, obtiennent des qualifications reconnues à l’international et apprennent la langue croate avant leur prise de poste. Le dispositif inclut également une coopération directe entre les organisations patronales des deux pays, afin de supprimer les intermédiaires, de réduire les coûts pour les employeurs croates et d’éviter les frais de recrutement souvent supportés par les travailleurs. Cette initiative vise à répondre à la pénurie de main-d’œuvre en Croatie. Selon les données d’Eurostat, la Croatie, pays de 3,87 millions d’habitants, compte plus de 105 000 étrangers titulaires d’un permis de séjour et de travail, employés principalement dans l’hôtellerie, le tourisme et la construction.Selon Eurostat, l’Ouzbékistan figure désormais parmi les principaux pays d’origine de la main-d’œuvre étrangère en Croatie, aux côtés de la Bosnie-Herzégovine, des Philippines, du Népal, de la Serbie, de la Macédoine du Nord et de l’Inde.
PHOTO : apnews.com
À Arilje, toute une vie se mesure à la framboise
Dans le sud-ouest de la
Serbie, à Arilje, la framboise n’est pas seulement une culture agricole : c’est
un mode de vie. Surnommée à juste titre la "capitale de la framboise", cette
petite ville et sa région exportent leur production jusqu’aux États-Unis et au
Japon. Selon l’Associated Press, ces terres contribuent à placer la Serbie
parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de ce fruit rouge très
recherché. "Nous naissons, nous vivons et nous mourons avec les framboises",
confie Mileta Pilčević, à la tête d’une association locale de producteurs. "Arilje est unique au monde. Nulle part ailleurs on ne trouve une si petite zone
avec une telle concentration de production." Dans cette région vallonnée, la
culture se fait sans produits chimiques et la récolte est exclusivement
manuelle, afin de préserver la qualité du fruit.
PHOTO : apnews.com
La commune, qui compte environ 17 000 habitants, produit chaque année entre 15 000 et 20 000 tonnes de framboises, dont près de 90 % sont exportées surgelées, destinées notamment à l’industrie des confitures, des yaourts et de la pâtisserie. Cette année toutefois, les producteurs anticipent une baisse de rendement de 20 à 30 %, conséquence de la sécheresse de l’an dernier. Beaucoup évoquent une pression croissante liée à l’instabilité climatique et aux fluctuations des prix d’achat, qui rognent parfois fortement les marges.
Édition : Migléna Ivanova
Version française : Svjetlana Satric
Chargé de publication : Svjetlana Satric