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Au bord du Danube, Tsar Siméonovo offre refuge aux cigognes

jeudi, 2 juillet 2026, 14:00

Au bord du Danube, Tsar Siméonovo offre refuge aux cigognes

PHOTO : RNB

Taille de la police

Tout au nord-ouest de la carte de la Bulgarie, se trouve Tsar Siméonovo, un petit village au nom majestueux. Installé au cœur de terres fertiles et bordé par une plage sur le Danube, il abrite environ soixante-dix habitants, en plus des cigognes, qui ont choisi d'établir leurs nids sur presque chaque poteau électrique.

Malheureusement, le village traverse pourtant une période difficile. En raison de travaux de rénovation sur la route passant par Dimovo, un flux continu de poids lourds est dévié jour et nuit par la rue principale de Tsar Siméonovo. Le bruit de ce trafic incessant fait vibrer les habitations.

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"Nous habitons dans le virage. La nuit, c'est un concert de klaxons parce que les camions se croisent difficilement dans leur hâte", confient des habitants au micro de Radio Vidin. "Personne ne respecte la limitation de 50 km/h. Nous n'avons pas de trottoir digne de ce nom, juste un étroit sentier envahi par la végétation, ce qui oblige à marcher sur la chaussée. Depuis que ce trafic s'est intensifié, la police est invisible. C'est devenu une vraie piste de course. Sortir de chez soi ou y rentrer en voiture est un défi face à l'impatience de certains routiers. Que pouvons-nous faire ?"

Les habitants de Tsar Siméonovo espèrent voir ces nuisances routières cesser rapidement afin de retrouver la qualité de vie décrite par la maire du village, Eléna Lozanova : "C'est un endroit très calme et agréable. En améliorant un peu l'entretien des rues et des fossés, le cadre de vie y serait tout simplement idéal. Et puis, nous avons la chance d'avoir le Danube juste à côté."

Eléna Lozanova

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Si le fleuve est un lieu de détente privilégié pour tous, les locaux gardent en mémoire ses caprices, notamment la crue d'avril 2006 où les eaux avaient couvert le route et atteint les premières habitations. Aujourd'hui, une plaque commémorative apposée devant la mairie rappelle la force des éléments. Malgré l’érosion, les glissements de terrain et le besoin de rénover certaines infrastructures et de construire des trottoirs, les atouts du village l'emportent largement. Vidin, la grande ville de la région, ne se trouve qu'à 22 kilomètres et reste facilement accessible pour résoudre les problèmes survenus. Les jours de semaine, les habitants s'y rendent en bus ou s'organisent en covoiturage pour faire leurs courses et partager une sortie conviviale en ville.

La véritable richesse de Tsar Siméonovo reste toutefois ses familles de cigognes, qui ont installé pas moins de 34 nids cette année.

"Elles apportent de la chance et de la joie", confie Eléna Lozanova, qui a quitté la capitale pour s'installer dans le village natal de son époux. "Le fournisseur d'électricité a récemment posé des plateformes pour sécuriser les nids. On en trouve sur presque chaque pylône, dans la rue principale comme dans les ruelles adjacentes. Il y a même des cigogneaux juste à côté de chez nous. Je les observe souvent se promener dans les jardins plus tranquilles à la recherche de brindilles pour consolider leurs nids. C'est un spectacle magnifique."

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Ce mode de vie proche de la nature, tout en restant connecté à la ville, séduit aussi bien les Bulgares que les étrangers. Ce sont des étrangers qui ont ainsi transformé l'ancien hôtel du village en une petite copropriété soignée. On y trouve encore des maisons à vendre aux alentours de 40 000 euros. Un jeune couple vient d'ailleurs d'acquérir l'une d'elles et s'attelle actuellement à sa rénovation, indique la maire.

Les habitants du villages se retrouvent chaque année pour la fête du village, organisée traditionnellement à la mi-juillet pour la Saint-Pierre d’après le calendrier julien.

"En fin d'après-midi, quand la fraîcheur retombe, tout le monde se rassemble devant la mairie", raconte Elena Lozanova. "C'est un moment très attendu et très apprécié."

Edition : Diana Tsankova, d'après le reportage de Nedka Lilkova de RNB - Vidin

Chargé de publication : Maria Stoeva