Auteur :
Yoan Kolev
Actualité
Après 22 ans passés à l’étranger...
La vie à la campagne peut être une source d’enthousiasme et de bonnes causes
mardi 14 juillet 2026 13:30
mardi, 14 juillet 2026, 13:30
Pétar, son épouse Yoanna et leurs enfants Maya et Marti
PHOTO : archives personnelles
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Après 22 ans répartis entre la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne, on éprouve parfois le besoin de se fixer à un endroit tranquille, loin du tumulte et de l’agitation des grandes villes. C’est ce que font Pétar Gitsoayka, son épouse et leurs deux enfants qui se sont installés il y a deux ans dans un village de la commune Gorna Malina dans l’agglomération de Sofia. Le travail dans le domaine des marchés financiers et les économies réalisées permettent à la famille de louer une maison au village Négouchévo et acheter un terrain où sera bâtie leur propre maison.
Quand nous avons décidé de retourner en Bulgarie, nous avons dû penser à la scolarité des enfants, raconte Pétar Gitsoayka. On avait décidé qu’on ne voulait pas être à Sofia, bien que nous y soyons nés, parce qu’après 20 ans d’absence on a constaté que la qualité de vie y avait considérablement changé. On voulait être plus près de la nature et on a appris par hasard qu’il y avait une école à Ossoytsa, on a rencontré la directrice en visioconférence et cette conversation nous a laissés avec une très bonne impression. Nous sommes revenus pour deux semaines et nous nous sommes mis à faire le tour des villages avoisinants. Finalement nous avons opté pour Négouchévo.
PHOTO : negushevo.org
Outre le contact permanent avec la nature, la vie à la campagne donne de nombreuses options pour passer le temps :
PHOTO : poveyi.com
Une des questions qu’on se posait était à quoi on passe son temps à la campagne, est-ce qu’il y a des choses à faire ? A notre surprise il s’avère qu’il y a toutes sortes d’initiatives : manifestations culturelles, danses folkloriques, judo pour les enfants les week-ends. Au village proche de Dolno Kamartsi se trouve la galerie d’art de Vikhroni Popnédélev où les enfants apprennent le dessin et la poterie. A Négouchévo il y a un cinéma en plein air avec des films bulgares contemporains presque chaque semaine dont les auteurs viennent souvent discuter avec nous. Les régions rurales s’animent et on est de moins en moins dépendant de la grande ville, raconte Pétar. Lui-même et sa famille prennent une part active à diverses initiatives au village Négouchévo. L’une d’elles est une cause importante pour la population locale : rénover le bâtiment de l’école et en faire un centre communautaire. Le premier pas est de réunir 20 000 euros pour réparer la toiture.
PHOTO : negushevo.org
C’est un bâtiment magnifique, construit en 1894, avec une immense cour et de hauts plafonds. Nous œuvrons à en faire un centre culturel et éducatif. La cour est un jardin potager d’environ 3000 m² qu’on met à profit pour développer des pratiques d’agriculture durable. Pour le centre social, il proposera des expositions, des concerts et des projections de films pour faire croître notre communauté.
PHOTO : Centre communautaire de Négouchévo / Facebook
Pétar et sa famille organisent plusieurs fois par an des concerts sur une scène dans la cour de l’école, car la musique est pour eux un hobby et une passion.
PHOTO : negushevo.org
Ils trouvent de plus en plus de raisons de croire qu’ils ont pris la bonne décision de vivre à l’écart des grandes villes :
PHOTO : Centre communautaire de Négouchévo / Facebook
Le passage de la pression citadine à la vie détendue au sein de la nature est facile. Nous avons toujours cherché ce lien avec la nature. Mais on ne s’attendait pas à recevoir un accueil si chaleureux. Nous n’avions pas vécu en Bulgarie pendant 22 ans et nous ne savions pas à quoi nous attendre. Les premières semaines il venait presque chaque jour quelqu’un pour nous faire un cadeau – des tomates, de la luténitsa, etc. Cette entraide, ces mains tendues nous ont vraiment réchauffé les cœurs et c’est un bon exemple comment devrait fonctionner une société.
PHOTO : Centre communautaire de Négouchévo / Facebook
Yoan Kolev
Version française : Christo Popov
Chargé de publication : Christo Popov