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dimanche 5 avril 2026 13:05
dimanche, 5 avril 2026, 13:05
PHOTO : cantusfirmusbg.com
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Le 6 avril, la salle "Bulgaria" de Sofia accueillera un concert d’exception marquant le début de la Semaine sainte, dans le cadre du Festival européen de musique. Au programme : deux œuvres emblématiques de Ludwig van Beethoven – le Concerto pour violon en ré majeur et la Symphonie n°5 en ut mineur, célèbre pour son motif de quatre notes, considéré depuis deux siècles comme l’un des symboles absolus de la musique classique.
Le concert réunira le talentueux violoniste danois Stefan Burchardt, l’orchestre Cantus Firmus et le chef d’orchestre de renom Maxim Echkénazy.
Maxim Echkénazy
PHOTO : cantusfirmusbg.com
"Beethoven est le créateur qui définit pleinement la notion même de 'musique classique'", confie Maxim Echkénazy dans un entretien accordé à Radio Classic A, ajoutant que chaque rencontre avec l’œuvre du compositeur constitue pour lui une redécouverte. Très apprécié du public bulgare, le chef se distingue par un profil artistique pluriel : chef d’orchestre, violoniste, compositeur et organisateur, porteur d’initiatives inspirantes, mais aussi un sportif passionné et pilote. Sa carrière, principalement développée à Los Angeles, s’accompagne d’un engagement constant en faveur de la diffusion de la musique classique auprès des enfants et des jeunes en Bulgarie au cours des quinze dernières années. Il est à l’origine et l’un des moteurs des programmes éducatifs "Fortissimo en classe", "Fortissimo Familia", ainsi que du festival "Fortissimo Fest".
Le 6 avril, Maxim Echkénazy dirigera la première grande apparition en soliste en Bulgarie du jeune violoniste danois Stefan Burchardt, qui s’impose avec assurance sur la scène européenne. Il y a moins d’un an, ce dernier figurait parmi les lauréats du Concours international de violon Cantus Firmus 2025 à Sofia.
Stefan Burchardt
PHOTO : cantusfirmusbg.com
À Sofia, Burchardt proposera une interprétation singulière du concerto de Beethoven. Il en livrera une cadence originale de sa composition, dans laquellel’orchestre participe également – une approche peu conventionnelle. Traditionnellement, la cadence constitue un passage du concerto où l’orchestre s’interrompt, laissant au soliste toute liberté d’exprimer sa virtuosité et sa maîtrise technique. La cadence la plus fréquemment interprétée dans le concerto de Beethoven demeure celle de Fritz Kreisler. Le jeune violoniste danois choisit ici une approche personnelle, portée par une sensibilité renouvelée et une compréhension intime de l’univers du compositeur.
Édition : Tsvetana Toncheva
Version française : Svjetlana Satric
Chargé de publication : Svjetlana Satric