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"Comme si l’on était en Bulgarie !" : liturgie pascale en bulgare à Dublin

dimanche, 12 avril 2026, 14:58

"Comme si l’on était en Bulgarie !" : liturgie pascale en bulgare à Dublin

PHOTO : Radio Bulgarie

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Lors de la solennelle liturgie pascale célébrée à Dublin, en Irlande, en langue bulgare, le métropolite d’Europe occidentale et centrale, Antoine, a proclamé le message patriarcal et synodal pour la Résurrection du Christ devant la communauté bulgare locale, venue en grand nombre et ayant rempli l’église universitaire de Tous-Les-Saints.

Parmi les compatriotes spécialement venus pour l’office figurait Pétar Donev, originaire de Plovdiv et installé en Irlande depuis vingt-cinq ans. Pour lui, comme pour tous les Bulgares réunis dans le temple, cette liturgie festive, présidée par le métropolite Antoine et célébrée en bulgare, représente un rêve devenu réalité.

PHOTO : Radio Bulgarie

C’est tout simplement le sentiment d’être en Bulgarie", a-t-il confié à l’équipe de Radio Bulgarie et de "Pont de la foi". « Ce sont des fêtes durant lesquelles chaque chrétien, qu’il soit bulgare ou non, trouve l’apaisement lorsqu’il assiste à la liturgie, comme aujourd’hui. On se retrouve face à soi-même, on réfléchit à notre raison d’être, à ce que nous devons être, à ce que nous faisons. L’homme est seul avec lui-même, et chacun qui prie, c’est mon opinion, qu’il soit chrétien, musulman ou autre, fait le bilan de sa vie passée, présente et future : ce qu’il fera, ce qu’il pense faire, ce qu’il est capable de faire. Car il y a une différence entre penser et agir. Ainsi, en ce jour de fête, peu importe où l’on se trouve, en Irlande ou en Bulgarie, on se sent plus proche de Dieu, plus proche de soi-même, et l’âme, comme la famille, trouve la paix."

PHOTO : Alexandra Karamikhaleva

La foi apparaît ainsi comme un lien essentiel entre l’individu et la communauté. "Voyez, les gens se rassemblent dans l’église, sans considération de leur profession ou de leur âge… C’est la communauté des chrétiens, unie dans l’humilité devant Dieu. Nous, chrétiens, sommes appelés à davantage d’humilité. Dans le temple, les fidèles se rapprochent les uns des autres. C’est une forme de sociabilité héritée du passé – dans les villages, les villes, les quartiers – où l’on se retrouvait en un même lieu pour échanger. C’est aussi une manière de préserver les traditions, de se voir et de partager", a ajouté Pétar Donev.

Devant une foule rassemblée, la formation vocale masculine de chambre "Svetoglas", invitée spécialement pour la fête par le métropolite Antoine, a donné le ton, et l’ensemble de l’église a entonné la chanson "Tu es belle, ma forêt".

Après l’office, le métropolite Antoine a planté un arbre dans la cour de l’ambassade de Bulgarie à Dublin.